/a/montagnesaintegenevieve.org/www/Home/programme/programme-2eme-trimestre-20017

 

PROGRAMME DU DEUXIEME TRIMESTRE 2017

 

En bref, les thèmes du programme :

-       Les chrétiens d’Orient sur la Montagne Sainte-Geneviève, à travers une conférence et la visite de deux lieux de culte reconvertis depuis un siècle, Notre-Dame du Liban, rue d’Ulm et Saint-Julien le pauvre, rue Galande.

-       Les vicissitudes du patrimoine religieux de l’ancienne église de l’abbaye de Sainte Geneviève et de l’église Saint-Etienne-du-Mont, témoins des bouleversements de la Révolution à la Restauration.

-       Une analyse revisitée de l’urbanisme pratiqué par le Baron Haussmann à partir de l’exposition du pavillon de l’Arsenal et une promenade dans les quartiers Saint-Michel, Saint-Séverin et Rue des Ecoles proposant une redécouverte de cette vision urbaine.

 

CONFERENCES

 

Les conférences ont lieu à la Mairie du Ve, à 18h. ; L’entrée est libre.

 

§ JEUDI 20 AVRIL : « Les chrétiens d’Orient. Histoire, géopolitique et perspectives d’avenir ».
Conférence d’Antoine Fleyfel, professeur de théologie et de philosophie à l’université catholique de Lille, responsable des relations académiques à l’Œuvre d’Orient.

Depuis la fin du XIXe siècle, des communautés chrétiennes de plusieurs rites orientaux se sont installées sur la Montagne Sainte-Geneviève, constituant un regroupement de chrétiens d’Orient particulièrement important dans la capitale : une église grecque melchite à Saint-Julien le Pauvre, rue Galande, une église syriaque dans l’ancien collège des Lombards puis des Irlandais, rue des Carmes et l’église maronite dans l’ancienne chapelle de l’école Sainte-Geneviève fondée par les Jésuites, rue des Postes.

Qui sont ces chrétiens d’Orient ? Où vivent-ils ? A quelles églises appartiennent-ils ? Vont-ils disparaître ? Quels sont leurs défis d’avenir ? Quelles relations entretiennent-ils avec l’islam ?

Fig1.   Part (en %) des chrétiens dans la population des pays. Estimation 2006   Source : Œuvre d’Orient

 

§  JEUDI 11 MAI : «  Quand l’Art déco séduit le monde. La Mairie du Ve parmi les grands décors parisiens ». Conférence  d’Emmanuel BREON, conservateur en chef à la Cité de l’architecture et du patrimoine. Président d’Art Déco de France.

 

A partir des années 1920,  se développe à Paris un nouveau langage artistique plus universel, aux accents heureux : ce sera le style Art déco, consacré par l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes en 1925. Architectes et décorateurs investissent la capitale, pour édifier dans ce nouveau style les bâtiments les plus divers. Lors de sa  reconstruction, la Mairie du Ve est dotée par l’architecte René Patouillard-Demoriane(1867-1957) de grands décors exceptionnels réalisés par les peintres Gustave-Louis Jaulmes(1873-1959), à la salle des fêtes, et Henri Jean Martin(1860-1943), dans l’escalier d’honneur.

© Ecliptique Laurent Thion

 

 

Fig 2. Vue panoramique de la fresque ornant le fond de scène de la Salle des fêtes, surmontée du balcon pour l’orchestre. Peinture de G.L. Jaulmes (1873-1959). Mairie du Ve, 2e étage.

 

 

§ JEUDI 8 JUIN : « De la Révolution à la Restauration : destinées du patrimoine des églises Sainte-Geneviève et Saint-Etienne-du-Mont ». Conférence de Françoise GATOUILLAT, chercheur au Centre André Chastel (UMR 8150) et Tamara ENGERT, docteur en Histoire de l’art, université de Fribourg-en-Brisgau.

Quand survient la Révolution, la nouvelle et gigantesque église construite pour l’abbaye de Sainte-Geneviève est rapidement transformée en « Panthéon », pendant que les trésors accumulés dans la vieille abbatiale gothique qui jouxtait Saint-Etienne-du-Mont sont transférés au dépôt des Petits-Augustins. Saint-Etienne, église paroissiale, conserve un temps la châsse de Sainte-Geneviève puis est aussi dépouillée, en 1794,  et traverse la tempête révolutionnaire au prix d’étonnantes modifications des sculptures du jubé et de la façade. Aux lendemains du Concordat, le culte de la sainte patronne de Paris est rétabli à Saint-Etienne et le décor reconstitué à l’aide d’œuvres d’art redistribuées par l’Etat. Les vitraux des charniers lui sont restitués dès 1803, contre la volonté d’Alexandre Lenoir qui en détourne une partie. Œuvres d’Ancien Régime dispersées et richesses importées au début du XIXe siècle témoignent de cette période de bouleversements.

 

Fig3. Les façades de Saint-Etienne-du-Mont et de l’église abbatiale de Sainte-Geneviève en 1807, avant la démolition de l’abbatiale. Dessin de Denise Duchâteau. Musée Carnavalet.

 

VISITES

 

§ EXPOSITION « PARIS HAUSSMANN, MODELE D’UNE VILLE » Visite commentée

A travers l’analyse statistique du tissu urbain né du profond remaniement haussmannien (1853-1870) mais aussi des interventions de prédécesseurs (le préfet Rambuteau) et successeurs (l’ingénieur Alphand) du préfet de la Seine, le Paris haussmannien apparaît comme un modèle de ville. Les commissaires invitent à aller puiser des idées, peut-être pour inciter à combler le manque de vision d’ensemble de l’urbanisme contemporain.

Fig4.  Exposition Paris Haussmann. Paris, Pavillon de l’arsenal.

 

 Deux dates au choix :

§ mercredi 19 avril      à  11h

§ jeudi 27 avril            à  14h.

Nombre de participants : 35.             Durée de la visite-conférence : 1 h30.

Participation : 3€

Rendez-vous : Pavillon de l’Arsenal - 21, Bd Morland - 10 minutes avant l’heure prévue.

 

§ PROMENADE URBAINE BOULEVARD SAINT-MICHEL, RUE DES ECOLES ET A TRAVERS LE QUARTIER SAINT-SEVERIN.

La fonction de la promenade a été prédominante dans la manière de concevoir la ville Haussmannienne.

A la suite de la visite guidée de l’exposition   "Paris Haussmann", l'association "Echappées belles" encadre une promenade pour découvrir et expérimenter in situ les caractéristiques du patrimoine haussmannien.

Fig.5 Place et fontaine Saint-Michel. Paris, carte postale.

 

Deux dates au choix

§ mercredi 10 mai : à  14h           ▪  vendredi 12 mai : à  14h.

Promenade commentée avec écouteur individuel d’une durée de 1 h 30.

Nombre de participants : 30.             Participation : 10€

Rendez-vous : devant l’église Saint Séverin.

 

 

 

 

 

 

§ VISITE DE NOTRE-DAME DU LIBAN ET DE SAINT-JULIEN LE PAUVRE

A l’occasion de la conférence sur les chrétiens d’Orient.

- 9h 30. Visite de Notre Dame du Liban, aujourd’hui église maronite 15 rue d’Ulm, commentée par le Père El Mir ou par Monique Taillandier et Jean-Claude Goulon, membres du conseil de l’Association.

Fig5   Notre-Dame du Liban, ancienne chapelle de l’école Sainte-Geneviève. Architecte Jules Astruc, 1893. Photo JCG.

 

- Transfert en autobus 21 ou 27

 

- 11h. Visite de Saint-Julien le pauvre, aujourd’hui église grecque melkite de rite byzantin. 79 rue Galande, commentée par Annick Léger, membre du conseil de l’Association.

 Fig6  Iconostase. Eglise Saint-Julien le pauvre. Photo JCG.

 

- 12h. Déjeuner en commun pour ceux qui le souhaitent

Restaurant Loubnane, 29 rue Galande, de 12h à 14h.

Participation à régler sur place : 25 € par repas, tarif comprenant vin puis thé en accompagnement des desserts (pour 30 personnes).

 

Deux dates au choix :

§ mercredi 24 mai                            

§  jeudi 1er juin

Rendez-vous : 9h 30,  15 rue dUlm.

 

 

 

RAPPEL SUR L’ORGANISATION DES VISITES

 

 

Seuls les membres de La Montagne Sainte-Geneviève peuvent participer aux visites organisées par l’association.

 

Pour adhérer, veuillez renvoyer par courrier le bulletin d’adhésion rempli et accompagné de votre chèque.

Pour les visites annoncées dans le programme ci-dessus, vous pourrez vous inscrire en ligne dès réception des invitations que nous vous adresserons par Internet au cours  du trimestre. Pour les visites payantes le règlement se fait en ligne par carte bancaire. Vous aurez ainsi une assurance immédiate de votre réservation.

__________

 

Comments